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- Histoire du mouvement Hachomer Hatzaïr
- Idéologie, les piliers du mouvement, Edition mai 2008
- Les 10 lois du Shomer
- Notre devise, le Khazak VéÉmatz




Le mouvement Hachomer Hatzaïr existe depuis plus de 90 ans. Il a été créé en Galicie et a été installé en France, à Paris (dans le quartier de Belleville), pour la première fois, en 1933, par un groupe de jeunes juifs d'origines tunisienne et polonaise. Le mouvement a connu, depuis, une très forte affluence.

Continuellement présent au cœur des grands événements qui ont émaillé la vie des communautés juives du siècle dernier, de la lutte contre l'antisémitisme de l’Europe de l’Est à l'Afrique du Sud, à la création de l'Etat d'Israël et de ses kibboutzim (villages collectifs) les plus importants, en passant par sa participation active au sein de la Résistance Française durant la Seconde Guerre mondiale ou à la Révolte du Ghetto de Varsovie en 1943, le Hachomer Hatzaïr est intimement lié au peuple juif, à ses constructions et à ses espoirs.

Le contexte

Dès le début, deux facteurs se sont rencontrés pour fonder la base du Mouvement: d'une part le mouvement de la renaissance nationale, qui se répandait alors au sein de la jeunesse, et d'autre part, le scoutisme, qui donnait à la jeunesse une vie indépendante et qui se trouvait à la base de différents mouvements de jeunesse dans notre peuple. Tout d'abord se sont créés des centres indépendants dans divers pays et villes, sans aucun lien entre eux. Seule l'apparition des premiers journaux écrits en lithographie donna à ces organisations la possibilité de se rapprocher et de se concentrer. Les premières feuilles publiées par les kenim isolés, sont les premières preuves de l'existence du Mouvement.

Le Mouvement apparut en même temps dans des endroits différents. Ces centres étaient la Galicie (qui était alors sous le régime de l'empire autrichien), où régnaient les conditions d'un développement libre, et la partie de la Pologne sous le régime tsariste, où le libre développement était entravé. Là le travail se faisait en secret et conspirativement.

Dans ces deux centres parurent les premiers journaux du Mouvement. Mais dans ces deux centres, ce mouvement scout était organisé par une jeunesse provenant des couches à demi-assimilées, des élèves des écoles polonaises. Aussi, dès le premier jour, ce fut la langue polonaise qui domina. Par la suite elle fut remplacée partiellement d'abord, puis complètement, par la langue hébraïque.


Les balbutiements

En Galicie, s'est formé en 1912, dans le cadre d'un club sportif de Lwow, le premier gdoud des Tzofim comptant 200 khaverim. Les autres villes ont suivi Lwow, et après un certain temps, le scoutisme juif comptait dans ses rangs plusieurs centaines de haverim. En 1913. cette organisation a reçu le nom de Hachomer. Pendant la guerre, le centre du Mouvement est passé à Vienne, où il s'est unifié avec les cercles d'étudiants Tzeïré Zion (les Jeunes de Sion).

Cette unification est très importante dans l'histoire du Mouvement. Les Tzeïre Zion étaient complètement différents du mouvement qui venait de naître en Pologne: tandis que les Polonais formaient une organisation purement scoute, ne valorisant que la vie scoute et considéraient que l'étude ne devait s'en tenir qu'à celle dispensée par l'école, les Tzeire Zion, au contraire, formaient des cercles purement intellectuels, méprisant les sports, les promenades et les scouts en général. De plus. tandis que les scouts juifs polonais étaient tout à fait éloignés des valeurs nationales du peuple juif, les Tzeïre Tzion avaient une tendance nettement sioniste et socialiste. En fusionnant, les deux mouvements apportèrent l'aspect positif de leurs conceptions. Les scouts: une vie de jeunes libres dans toutes leurs manifestations; les Tzeïre Zion: l'amour de l'étude et le désir d'approfondir l'idéologie sioniste-socialiste.

En 1917 paraît à Vienne, le premier journal imprimé du Mouvement sous le nom: Hachomer, journal de la jeunesse de l'Hashomer Hatzaïr. Pour la première fois, l'idéologie du Mouvement atteint les larges masses et pénètre dans la jeunesse juive non organisée. Le journal crée les liens avec la jeunesse juive de la Pologne russe qui était organisée dans l'"Union des Scouts Juifs". Le journal paraît jusqu'en 1919.

En même temps que le mouvement en Galicie, le scoutisme juif a pris forme en 1913 dans quelques villes de la Pologne russe. comme Varsovie, Lodz, Bendin. Il a commencé à travailler dans la clandestinité, et ne se distinguait guère du Scoutisme polonais qui lui servait d'exemple.

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La Première Guerre Mondiale

La guerre mondiale éclate. En 1915, les Allemands ont conquis la Pologne et les conditions de travail changent Le réveil national devient de jour en jour plus fort. Les slogans de la renaissance et de la reconstruction d'Eretz-Israël commencent à influencer de grandes masses de la jeunesse juive. Le mouvement scout prend un caractère national sioniste et s'élargit avec rapidité. Au début, le mouvement s'est appelé l'Organisation du Scoutisme Juif. En 1918, l'organisation a reçu le nom de "Hachomer-Hatzair" (La Jeune Garde). Les deux centres se développent parallèlement, resserrant de plus en plus les liens idéologiques et administratifs entre eux.


L'entre-deux guerres

Avec la fin de la guerre, le centre de Vienne s'affaiblit, après que les chomrim venus de Galicie soient retournés chez eux. Pourtant il reste à Vienne un secré-tariat du mouvement galicien qui renouvelle la parution du journal "Hashomer", desservant cette fois-ci les deux centres polonais à la fois.

Après les massacres qui illustrèrent la première guerre mondiale, le peuple juif fut de nouveau submergé par de vastes pogroms. Alors qu'il semblait que le désespoir allait triompher se sont réveillées les forces vives du peuple. Le mouvement de la renaissance englobe des cercles de plus en plus vastes et la jeunesse juive s'élance vers la colonisation d'Eretz-Israël. Parmi les premiers qui se sont embarqués pour Israël, après la première guerre mondiale (la 3ème Aliyah) se trouvaient aussi nos khaverim de la jeune organisation de l'Hashomer Hatzaïr. Ils formaient le premier noyau du mouvement en Israël.

Pendant ce temps, le Mouvement s'est répandu dans d'autres pays, comme la Roumanie et la Russie. Il s'est alors fait sentir le besoin de coordonner les différents centres nationaux en un mouvement mondial. En 1924, s'est réuni à Dantzig le premier Congrès mondial de l'Hashomer Hatzaïr. A ce Congrès participaient des délégués de sept pays: Pologne, Galicie, Lituanie, Lettonie, U.R.S.S., Roumanie, Dantzig et Eretz-Israël. Ils créèrent une Hanhaga Elyona (Direction mondiale) qui devait diriger le mouvement mondial.

En Eretz-Israël, le mouvement progresse aussi. En 1927, les kibboutzim formés par les khaverim qui sont sortis des rangs du Mouvement, jettent les bases de l'organisation des kibboutzim de l'Hashomer Hatzaïr en lsraël: Ha kibboutz Haartzi. Dans la même année se réunit le deuxième Congrès mondial du Mouvement, qui approfondit les bases idéologiques et administratives du Mouvement.

Dès ce moment le Mouvement progresse sans arrêt. Il s'attaque à tous les centres de la vie juive en introduisant partout son idéologie. Il élargit sans cesse ses cadres, et il crée en même temps de nouveaux kibboutzim en Israël.

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La Deuxième Guerre Mondiale

La deuxième guerre mondiale a porté un grand coup au Mouvement. Nous avons perdu avec l'extermination du centre polonais, le berceau du mouvement mondial. Mais le Mouvement ne s'est pas découragé. Dans un élan renouvelé, il a alors pénétré dans les centres juifs qui n'ont pas été atteints par l'Hitlérisme: l'Amérique, l'Afrique et l'Europe Occidentale. Plus que jamais Il poursuit son oeuvre, en se préparant aux grandes tâches qui l'attendent encore dans l'avenir.


Israël existe... Que devient l'Hachomer Hatzaïr ?

Après la dernière guerre, les contradictions idéologiques entre nous et le Mapaï s'accentuent et on crée alors, en 1947, le parti "Hachomer Hatzaïr". Au début de 1948, le parti Hachomer Hatzaïr fusionne avec les autres fractions du Socialisme khaloutzique en lsraël: avec une partie du Mapaï, l'Akhdout Haavoda et avec le Poalé-Sion de Gauche. Ainsi prend forme le parti social-révolutionnaire de Palestine "Mapam" (Parti Ouvrier Unifié). Mais quelques années après, en 1953, l'Akhdout Avoda fait scission, se retire et refonde le Parti Akhdout Avoda.

Le mouvement de jeunesse, même après la création du parti, conserve sa complète indépendance. Quoiqu'il ait sur le terrain politique la même idéologie que le parti Mapam, il accomplit des tâches entièrement différentes. Notre mouvement est tout d'abord un mouvement d'autoréalisation, et de colonisation socialiste d'Israël. Ne peut être membre de notre Mouvement que celui qui s'efforce de réaliser lui-même son idéal dans le cadre du kibboutz. Du parti peut être haver (membre), chacun qui consent à lutter pour les idéaux politiques du parti.




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Idéologie

Edition 2008 - Votée par tous les pays où le mouvement est présent lors de la Convention Mondiale de l'Hashomer Hatzair, mai 2008, Kibboutz Holit, Israël.

 Les Trois Piliers du Mouvement – Préambule

Hashomer Hatzair est basé sur trois piliers fondamentaux : Le Sionisme, le Socialisme et le Judaïsme. Le concept du Hagshama (auto-réalisation) exige de nous la réalisation de notre idéologie et devrait chercher à inclure tous ces piliers parce que c'est la combinaison unique de ces piliers qui fait qui nous sommes. L’essentiel vis-à-vis de notre croyance est que nous nous engageons dans un processus continu du réexamen qui répond à notre contexte et notre environnement, en cours d'évolution. Hashomer Hatzair, en tant que mouvement basé sur la Tzofiut (scoutisme), croit qu’être un Shomer à par entière, c’est agir avec responsabilité envers l’environnement. En tant que mouvement khaloutzique (pionnier), nous encourageons la réalisation de notre idéologie d’être inauguratrice et révolutionnaire en nature.

1. Le Sionisme

a. Définition

Le sionisme de l’Hashomer Hatzair provient de la croyance que chaque personne mérite le droit à l’auto-détermination, et que Israël est l’expression de l’auto-détermination des juifs. Le foyer national juif doit être un refuge pour tous les juifs et est le centre où la culture et l’identité juive peut s'épanouir.

Notre vision est de créer et de maintenir une balance autocritique entre un État socialiste, une société juive et pluraliste, démocratique et séculaire qui assure la justice sociale pour tous.

Notre sionisme se compose d’un rapport mutuel entre Israël et la Diaspora, y compris le dialogue et la critique.

En tant que mouvement sioniste, nous croyons que nous avons une grosse responsabilité dans la contribution à l’Alyiah en éduquant nos khanikhim afin qu’ils fassent un choix conscient et personnel à ce sujet.


b. Pratique éducationnelle :

Hashomer Hatzair éduque ses khanikhim pour qu’ils aient une base de savoirs dans le but de comprendre Israël aujourd’hui, son héritage et la pertinence de leur connexion à lui. Les programmes doivent inclure le dialogue qui est fait sous un point de vue critique et pluraliste.

Nous encourageons les longs séjours et les programmes en Israël qui sont pertinents dans l’idéologie du mouvement. Nous éduquons nos khanikhim à propos de l’Alyiah et les aidons sur le chemin de la prise de conscience et du choix personnel de leur futur.

Le Shomer doit exprimer activement son avis aux sujets liés à Israël.

2. Le Socialisme

a. Définition

Le socialisme de l’Hashomer Hatzair repose sur la croyance que tous les êtres humains sont libres, des êtres créatifs qui méritent de vivre dans une société qui les autorise à se développer eux-mêmes dans leur pleine capacité. Nous avons comme valeurs centrales le social, l’économie, l’égalité politique et la justice. Nous croyons que le capitalisme et d'autres forces accablantes créent fondamentalement les modes de la production inégaux, exploitants, et aliénants qui eux-mêmes créent la pauvreté, la guerre, l’ignorance, la destruction écologique, le manque de liberté, et empêche les personnes de réaliser leurs pleines aptitudes. Nous voyons le socialisme comme non seulement une alternative, mais entièrement un nouveau et un révolutionnaire type de société qui peut tenir debout. Nous envisageons un monde des petites communautés coopératives composées d’individus et des groupes qui pratiquent des rapports intentionnels, libres, égalitaires, et intimes. Nous croyons que ces communautés doivent avoir un équilibre entre l'individuel et le collectif - que le collectif est en fait une force qui libérera l'individuel. Nous croyons en une société où les personnes possèdent la capacité de commander leurs vies, de travailler librement et créativement et de participer à une société égale et démocratique. Nous voyons le socialisme comme outil et un mode de vie qui permet à des personnes de vivre vraiment des vies humaines.

b. Pratique éducationnelle

Hashomer Hatzair instruit pour la générosité et être des êtres humains responsables, critiques et actifs socialement. Nous enseignons aux khanikhim la vie selon les valeurs du socialisme humaniste, dans le mouvement et l'extérieur de lui, promouvant le traitement équitable des personnes. Nous exigeons de nous-mêmes d’être critique envers la société, ne craignant pas d'être contre le courant principal et donc se tenir debout pour ses opinions. Nous devons être socialement responsables dans toutes les facettes. Afin de réaliser ceci nous avons mis une emphase sur l'éducation au sujet d'autres cultures, le rôle de la consommation et consommation excessive, aussi bien que le fonctionnement de la politique globale et nationale. Nous utilisons les outils tels que l'action communautaire politique (Avoda Kehilatit, travail en communauté), l’éducation à travers les expériences, le travail de groupe, les symboles (tels que la khoultza et la kouppa), l’organisation dans les kvoutzot et le traitement du khanikhim.

3. Le Judaïsme

a. Définition

Le judaïsme de l’Hashomer Hatzair est un courant qui est basé sur la culture juive et sur notre approche humaniste. Nous plaçons l’individuel au centre de notre vision mondiale du judaïsme. Notre morale dérive principalement de notre sens de la responsabilité et du respect de l’espère humaine. Nous croyons en cela et pratiquons ne forme de Judaïsme actif qui encourage chacun à donner une signification personnelle à leur Judaïsme au sein de la communauté shomerique. Notre Judaïsme utilise la culture, la tradition, l'histoire et le legs vibrants du peuple Juif et nous relie à notre héritage. Nous voyons les sources juives comme sources d’inspiration et nous nous ouvrons pour l'interprétation critique. Notre approche provient d'un arrangement du Judaïsme et du développement d'une manière contemporaine et significative d'exprimer notre Judaïsme.

b. Pratique éducationnelle

Nous fournissons à nos khanikhim une occasion de trouver leur propres accès et approches en ce qui concerne le Judaïsme et de tâcher de former des individus confiants qui ont trouvé leur place dans le Judaïsme et sentir relié à leur acquis culturel. Hashomer Hatzair prolonge la connaissance dans l’héritage juif, en littérature juive classique et moderne et enseigne l'histoire, la culture et des traditions juives. Les activités shomeriques se sont adaptées au cycle juif de la vie comprenant des traditions. Les membres de l’Hashomer Hatzair reverrons constamment et, si besoin est, renouvellerons les traditions juives selon la philosophie courante des khaverim. Notre Judaïsme est ouvert de chaque personne qui sent appartenir à ces idéaux et est disposé à participer à elles. Chaque comportement qui ne suit pas les principes du Judaïsme séculaire peut être maintenu à la condition qu'il ne contredit pas l'organisation et le progrès des activités.

Valeur:

Hagshama (auto-réalisation)


Hashomer Hatzair voit de nombreuses façons de s’auto-réaliser. Nous croyons que c'est la Hagshama qui donne un sens à notre idéologie et nous amène à la réalisation de nos piliers et Dibrot et souligne l'importance de les mettre en pratique. Hagshama est un concept qui souvent floue la distinction entre les outils et les buts. Nous admettons que nous avons beaucoup de travail à faire dans la définition de notre définition conceptuelle de ce terme et que ce processus doit continuer. Ce document est une liste d’exemples d’Hagshama. Elle n’est pas complète, cependant, elle propose de donner des directives, afin d’être une source d’inspiration et de fournir des outils :

- L’Alyiah qui suscite un changement positif dans l'ensemble de la société israélienne.

- L’Alyiah pour travailler dans la communauté shomerique et renforcer la Tnoua Olamit (Mouvement Mondial) directement ou indirectement.

- Etre un militant sioniste de la diaspora par le biais d'organisations.

- Etre un militant sioniste de la diaspora en supportant des initiatives sociales.

- La vie productive dans une communauté juive qui est ouverte à tous.

- Préservant et en transmettant la culture et les traditions juives par l’Education, la pratique et l'apprentissage continu.

- Construisant d’avantage d’écoles juives Shomeriques.

- Etre un khaloutz du développement juif qui crée des centres culturels et intellectuels au sein de toutes les communautés.

- Suivre un mode de vie juive dans un mode de vie shomerique distinct.

- Explorer intentionnellement des alternatives de la vie et de la vie ensemble.

- Mener une vie activement politique pour la liberté des autres.

- Diversité des projets de justice sociale au sein du mouvement et avec d'autres.

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Les 10 lois du Shomer

1. Le Shomer est Homme de vérité, son devoir est de la conserver.

2. Le Shomer est un membre à part entière du peuple juif et est fortement connecté à l’Etat d’Israël. Il est enraciné à sa culture et est un pionnier de notre judaïsme.

3. Le Shomer trouve un sens à sa vie dans sa relation au travail et se bat pour créer un monde où le travail est une expression productive de la créativité et de la liberté humaine.

4. Le Shomer est politiquement actif et est un précurseur dans la poursuite de la liberté, de l’égalité, de la paix et de la solidarité.

5. Le Shomer est un khaver engagé qui travaille avec les autres, lutte pour le progrès de la société et promeut les valeurs shomriot.

6. Le Shomer développe et maintient activement les relations qui sont intentionnelles, libres et honnêtes au sein de la kvoutza et dans la communauté shomrit. Il prend la responsabilité de veiller sur ses khaverim.

7. Le Shomer respecte et prend soins de la nature ; il la connaît, apprends comment vivre en son sein et agit selon des pratiques acceptables.

8. Le Shomer est courageux, indépendant, pense avec critique et prend des initiatives en conséquence.

9. Le Shomer renforce son caractère et s’efforce d’aller vers l'intégrité physique, mentale et spirituelle.

10. Le Shomer est mené par sa raison et prend entière responsabilité de ses actes. Il est un exemple (Dugma Ishit).

Notre devise, le Khazak VéÉmatz

Littéralement "force et courage", c'est la devise du mouvement. Elle est accompagnée du signe de main ci-contre. L'index, le majeur et l'annulaire symbolisent les trois principales valeurs du Hachomer Hatzaïr; le Sionisme, le Khaloutzisme et le Scoutisme. L'auriculaire est recouvert par le pouce, ce qui représente le grand protégeant le petit.

Le Khazak VéÉmatz a traversé près d'un siècle d'Histoire, en passant par Mordehaï Anielewicz, membre du Hachomer Hatzaïr en Pologne et organisateur de la révolte du Ghetto de Varsovie en 1943, qui écrivait dans sa dernière lettre; "L'essentiel est que le rêve de ma vie est devenu vrai ; j'ai assez vécu pour voir la résistance juive dans le ghetto dans toute sa grandeur et toute sa gloire. Khazak VéÉmatz", en passant par les séminaires réunissant tous les pays où le Hachomer Hatzaïr est présent et où le Khazak VéÉmatz est écrit en lettre de feu, en passant par toutes les cérémonies solennelles (mifkadim), où "Khazak VéÉmatz" est crié trois fois accompagné du signe de main levé vers le ciel.

Aujourd'hui en 2008, nous sommes fiers de porter cet héritage vieux de 95 ans.

Khazak VéÉmatz !

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"Les Chemins de la Fidélité, contribution à l'histoire du mouvement Hachomer Hatzaïr en France"
Par Henry Bulawko, ancien membre et responsable du Hachomer Hatzaïr en France


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